Abstract
Despite the importance of assessing the viability of small and endangered populations, often few demographic data are available. However, when counts are available from discrete sites, a colony- or site-based approach can be useful. We used recent counts of Ivory Gull, Pagophila eburnea, a rare species that breeds at remote sites in the high Arctic, to model colony dynamics and population persistence. Dramatic declines in numbers of pairs nesting in Canada led to the uplisting of this species to Endangered by the Committee on the Status of Endangered Wildlife in Canada in 2006. Colonies continued to decline from 2004 to 2006, with sites at the southern edge of the breeding range on Baffin Island almost completely extirpated; only one pair remained in 2005 and 2006. We used colony counts at 24 sites on southern Ellesmere Island and Devon Island from 2002 to 2006 to model extinction and colonization rates. Extinction rates were high at 0.735 ± 0.077 (mean ± SE) and increased for smaller colonies. Colonization rates were low at 0.189 ± 0.054 (mean ± SE), new colonies were small (mean: 7.7 pairs), and there was no evidence of local rescue effects from nearby colonies. Based on these rates, a population projection model was constructed using a starting population of 225 pairs at the 24 sites. The projected population reached an equilibrium of approximately 30 pairs in only 8 yr. The large and isolated colony on Seymour Island has declined at 2.7%/yr (95% confidence limits: –13.9, 8.5) since 1974, and had low but wide-ranging probabilities of going extinct within 20 yr. The suggestion that Ellesmere Island may be the only site where breeding Ivory Gull will persist in the future is supported by the recent discovery of new colonies there in 2006.
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Résumé
En dépit de l’importance d’évaluer la viabilité de petites populations en voie de disparition, il existe souvent peu de données démographiques. Toutefois, lorsqu’on dispose de dénombrements pour des sites isolés, une méthode d’analyse par colonie ou par site peut s’avérer utile. Nous avons utilisé des dénombrements récents de Mouettes blanches, Pagophila eburnea, une espèce rare qui se reproduit dans des sites reculés dans le Haut-Arctique, pour modéliser la dynamique des colonies et la pérennité des populations. Les déclins importants observés dans le nombre de couples nichant au Canada sont à l’origine de l’attribution nouvelle du statut « en voie de disparition » à l’espèce par le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada en 2006. Le déclin des colonies s’est poursuivi de 2004 à 2006, les sites à la limite méridionale de l’aire de nidification sur l’île de Baffin étant pratiquement tous abandonnés : un seul couple était toujours présent en 2005 et 2006. Nous avons utilisé les dénombrements de 24 colonies dans le Sud de l’île d’Ellesmere et sur l’île Devon, de 2002 à 2006, pour modéliser les taux d’extinction et de colonisation. Les taux d’extinction étaient élevés (0,735 ± 0,077 [moyenne ± erreur-type]) et ont augmenté dans le cas des plus petites colonies. Les taux de colonisation étaient faibles (0,189 ± 0,054 [moyenne ± erreur-type]), les nouvelles colonies étaient petites (moyenne : 7,7 couples) et il ne semblait pas y avoir d’effets « de sauvetage » local par les colonies voisines. À partir de ces taux, un modèle de projection de population a été construit en utilisant une population de départ de 225 couples aux 24 sites. La population projetée a atteint un équilibre d’environ 30 couples en seulement huit ans. La grosse colonie isolée sur l’île Seymour a diminué à un rythme de 2,7 % par année (limites de confiance à 95 % : -13,9; 8,5) depuis 1974, et a une probabilité faible, mais très incertaine, de s’éteindre d’ici 20 ans. L’hypothèse selon laquelle l’île d’Ellesmere puisse être le seul site où des couples nicheurs de Mouette blanche vont subsister est appuyée par la découverte récente de nouvelles colonies à cet endroit en 2006.
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