Abstract
Wetlands in southern Alberta are often managed to benefit waterfowl and cattle production. Effects on other species usually are not examined. I determined the effect of managed wetlands on upland-nesting shorebirds in southern Alberta by comparing numbers of breeding willets (Catoptrophorus semipalmatus), marbled godwits (Limosa fedoa), and long-billed curlews (Numenius americanus) among areas of managed wetlands, natural wetland basins, and no wetland basins from 1995 to 2000. Surveys were carried out at 21 sites three times each year. Nine to ten of these areas (each 2 km2) were searched for nests annually from 1998–2000. Numbers of willets and marbled godwits and their nests were always highest in areas with managed wetlands, probably because almost all natural wetland basins were dry in this region in most years. Densities of willets seen during pre-incubation surveys averaged 2.3 birds/km2 in areas of managed wetlands, 0.4 in areas of natural wetland basins, and 0.1 in areas with no wetland basins. Nest densities of willets (one search each season) averaged 1.5, 0.9, and 0.3 nests/km2 in areas of managed, natural, and no wetland basins, respectively. Similarly, pre-incubation surveys averaged 1.6, 0.6, and 0.2 godwits/km2 in areas of managed, natural, and no wetland basins, and 1.2, 0.3, and 0.1 godwit nests/km2. For long-billed curlews, pre-incubation surveys averaged 0.1, 0.2, and 0.1 birds/km2, and 0, 0.2, and 0 nests/km2. Nest success was similar in areas with and without managed wetlands. Shallow managed wetlands in this region appear beneficial to willets and marbled godwits, but not necessarily to long-billed curlews. Only 8% of marked willets and godwits with nests in the area were seen or heard during surveys, compared with 29% of pre-laying individuals and 42% of birds with broods. This suggests that a low and variable percentage of these birds is counted during breeding bird surveys, likely limiting their ability to adequately monitor populations of these species.
|
Résumé
Dans le sud de l’Alberta, des terres humides sont souvent aménagées de façon à favoriser la production de sauvagine et de bétail. Habituellement, on n’étudie pas l’incidence de cet aménagement sur les autres espèces. De 1995 à 2000, j’ai déterminé les effets des terres humides aménagées sur les oiseaux de rivage qui nichent dans les hautes terres dans le sud de l’Alberta en comparant le nombre de Chevaliers semipalmés (Catoptrophorus semipalmatus), de Barges marbrées (Limosa fedoa) et de Courlis à long bec (Numenius americanus) qui nichaient dans des secteurs de terres humides aménagées, des bassins de terres humides naturels et des secteurs sans terres humides. Des dénombrements ont été effectués dans 21 sites, trois fois par année. Dans neuf ou dix de ces secteurs (2 km2 chacun), on a effectué une recherche annuelle des nids de 1998 à 2000. Le nombre de Chevaliers semipalmés, de Barges marbrées et de nids de ces espèces était toujours plus élevé dans les secteurs de terres humides aménagées, probablement parce que, la plupart de ces années, presque tous les bassins de terres humides naturels étaient asséchés dans cette région. Chez le Chevalier semipalmé, pendant les dénombrements effectués avant l’incubation, les densités se situaient en moyenne à 2,3 individus/km2 dans les secteurs de terres humides aménagées, à 0,4 dans les bassins de terres humides naturels et à 0,1 dans les secteurs sans bassins de terres humides. Le nombre moyen de nids (une recherche par saison) était de 1,5, de 0,9 et de 0,3 nid/km2 respectivement dans chacun de ces secteurs. De même, d’après les dénombrements précédant l’incubation, il y avait en moyenne 1,6, 0,6 et 0,2 Barge marbrée/km2 dans les secteurs de terres humides aménagées, les bassins de terres humides naturels et les secteurs sans bassins de terres humides. Le nombre de nids de Barge marbrée était respectivement de 1,2, 0,3 et 0,1/km2. Dans le cas du Courlis à long bec, les relevés précédant l’incubation ont permis de repérer en moyenne 0,1, 0,2 et 0,1 individu/km2, ainsi que 0, 0,2 et 0 nid/km2. Le succès de la nidification était semblable dans les secteurs de terres humides aménagées et ceux où il n’y en avait pas. La présence de terres humides aménagées peu profondes dans cette région semble bénéfique pour le Chevalier semipalmé et la Barge marbrée, mais pas nécessairement pour le Courlis à long bec. Seulement 8 % des oiseaux marqués (Chevaliers semipalmés et Barges marbrées) qui occupaient un nid dans la région ont été vus ou entendus pendant les dénombrements, comparativement à 29 % des individus présents avant la ponte et 42 % des oiseaux accompagnés de leur nichée. Ces résultats donnent à penser que le pourcentage des oiseaux de ces espèces dénombrés pendant les dénombrements d'individus nicheurs est faible et variable, ce qui limiterait l’efficacité de ceux-ci pour le suivi de ces espèces.
|