ACE-ÉCO Home > Vol. 1, No. 2 (2006) > Abstract Open Access Publishing 

Spatial Aggregation of Forest Songbird Territories and Possible Implications for Area Sensitivity
 
Agrégation spatiale des territoires d’oiseaux forestiers et influence possible sur la sensibilité à la superficie d’habitat


Julie Bourque
André Desrochers, Université Laval


Abstract
Habitat area requirements of forest songbirds vary greatly among species, but the causes of this variation are not well understood. Large area requirements could result from advantages for certain species when settling their territories near those of conspecifics. This phenomenon would result in spatial aggregations much larger than single territories. Species that aggregate their territories could show reduced population viability in highly fragmented forests, since remnant patches may remain unoccupied if they are too small to accommodate several territories. The objectives of this study were twofold: (1) to seek evidence of territory clusters of forest birds at various spatial scales, lags of 250-550 m, before and after controlling for habitat spatial patterns; and (2) to measure the relationship between spatial autocorrelation and apparent landscape sensitivity for these species. In analyses that ignored spatial variation of vegetation within remnant forest patches, nine of the 17 species studied significantly aggregated their territories within patches. After controlling for forest vegetation, the locations of eight out of 17 species remained significantly clustered. The aggregative pattern that we observed may, thus, be indicative of a widespread phenomenon in songbird populations. Furthermore, there was a tendency for species associated with higher forest cover to be more spatially aggregated [ERRATUM].
Résumé
La superficie d’habitat dont les oiseaux chanteurs forestiers ont besoin varie grandement selon les espèces, mais les causes de cette variation sont encore méconnues. Le besoin de grandes superficies d'habitat pourrait être lié aux avantages que retirent certaines espèces de l'établissement de leur territoire près de celui d'individus conspécifiques. Ce phénomène entraînerait des agrégations couvrant une superficie beaucoup plus grande que celle d’un territoire unique. La viabilité des populations d'espèces qui regroupent leurs territoires pourrait être réduite dans les forêts très fragmentées étant donné que les parcelles restantes peuvent demeurer inoccupées si elles sont trop petites pour permettre l’établissement de plusieurs territoires. La présente étude vise un double objectif : 1) chercher des indications de regroupements de territoires d’oiseaux forestiers à diverses échelles spatiales, avec des classes de distance de 250-550 m, avant et après avoir tenu compte de la structure spatiale de l’habitat; 2) mesurer la relation entre l’autocorrélation spatiale et la sensibilité apparente au paysage chez ces espèces. Dans les analyses qui ne tenaient pas compte de la structure spatiale de la végétation dans les parcelles de forêt restantes, neuf des 17 espèces étudiées regroupaient significativement leurs territoires dans les parcelles. Lorsque l’on a tenu compte de la végétation forestière, les territoires de huit espèces sur 17 sont demeurés significativement regroupés. Le type de regroupement que nous avons observé pourrait donc être indicatif d’un phénomène très répandu chez les populations d’oiseaux chanteurs. De plus, il y avait une forte tendance à l’autocorrélation spatiale chez les espèces influencées par le couvert forestier environnant.

Key words
spatial autocorrelation; forest fragmentation; landscape structure; migrant songbirds

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