Abstract
Stable hydrogen isotopes (δD) in flight feathers were measured to investigate the summer origins of five species of boreal-breeding warblers captured during fall migration at Canadian Migration Monitoring Network (CMMN) stations spread across southern Canada. Mean δD varied among stations and species within stations, but there was broad overlap in δD values. Although isotope ratios indicate that migrants at each station come from a wide range of latitudes, they are unable to provide much longitudinal discrimination. Band recoveries are sparse, but indicate that in general western Canadian warblers move southeast in fall, eastern birds move southwest, and there is a transition zone in the Great Lakes region. Combining knowledge of migratory direction with isotope results increases discrimination of breeding areas. Isotope results support fall migratory movements by Blackpoll Warbler (Dendroica striata) and Northern Waterthrush (Seiurus novaboracensis) that are more easterly than for other species, and in all study species, birds from more northern regions passed through southern Canada later in the season. Migration monitoring stations capture birds from broad areas of latitude, and migrants passing through each province appear to come from largely different portions of the Canadian breeding range, so a few stations placed in each province should suffice collectively to sample birds from most of the boreal forest. Migration monitoring in southern Canada, therefore, has the potential to monitor status of boreal forest birds in Canada that are unsampled by other monitoring programs.
|
Résumé
Nous avons mesuré les concentrations d’isotopes stables d’hydrogène (δD) dans les rémiges de cinq espèces de parulines qui se reproduisent dans la forêt boréale afin de déterminer l’emplacement de leur aire estivale. Ces parulines avaient été capturées pendant la migration automnale dans les stations du Réseau canadien de surveillance des migrations (RCSM) disséminées dans le sud du Canada. La valeur moyenne de δD variait selon les stations et selon les espèces capturées dans chaque station, mais il y avait un grand recoupement dans les valeurs de δD. Bien que les rapports isotopiques indiquent que les migrateurs de chaque station proviennent de latitudes très diverses, ils ne permettent pas une grande discrimination sur le plan longitudinal. Les bagues récupérées sont rares, mais elles indiquent qu’en général les parulines de l’Ouest canadien se déplacent vers le sudest en automne, que les oiseaux de l’est se dirigent vers le sudouest et qu’il y a une zone de transition dans la région des Grands Lacs. En combinant les connaissances sur l’orientation de la migration et les résultats obtenus à l'aide des isotopes, on augmente la possibilité de distinguer les aires de reproduction. D’après les rapports isotopiques, la migration automnale de la Paruline rayée (Dendroica striata) et de la Paruline des ruisseaux (Seiurus novaboracensis) suivrait une trajectoire située nettement plus à l’est que celle des autres espèces et, chez toutes les espèces étudiées, les oiseaux provenant de régions plus nordiques traverseraient le sud du Canada plus tard dans la saison. Les oiseaux capturés aux stations de surveillance des migrations proviennent de latitudes très diverses et les migrateurs qui traversent chaque province semblent venir de portions très différentes de l’aire de reproduction au Canada. Par conséquent, quelques stations de surveillance réparties dans chaque province devraient suffire pour échantillonner les oiseaux de la majeure partie de la forêt boréale. La surveillance des migrations dans le sud du Canada pourrait donc permettre d’assurer le suivi des oiseaux de la forêt boréale du Canada qui ne sont pas échantillonnés dans le cadre d’autres programmes de surveillance.
|
Key words breeding origin; deuterium; fall migration; stable isotopes
|