Canadian Estimate of Bird Mortality Due to Collisions and Direct Habitat Loss Associated with Wind Turbine Developments
Estimation de la mortalité aviaire canadienne attribuable aux collisions et aux pertes directes d’habitat associées à l’éolien

J. Ryan Zimmerling, Canadian Wildlife Service
Andrea C. Pomeroy
Marc V. d'Entremont
Charles M. Francis, Canadian Wildlife Service

DOI: http://dx.doi.org/10.5751/ACE-00609-080210

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Abstract

We estimated impacts on birds from the development and operation of wind turbines in Canada considering both mortality due to collisions and loss of nesting habitat. We estimated collision mortality using data from carcass searches for 43 wind farms, incorporating correction factors for scavenger removal, searcher efficiency, and carcasses that fell beyond the area searched. On average, 8.2 ± 1.4 birds (95% C.I.) were killed per turbine per year at these sites, although the numbers at individual wind farms varied from 0 - 26.9 birds per turbine per year. Based on 2955 installed turbines (the number installed in Canada by December 2011), an estimated 23,300 birds (95% C.I. 20,000 - 28,300) would be killed from collisions with turbines each year. We estimated direct habitat loss based on data from 32 wind farms in Canada. On average, total habitat loss per turbine was 1.23 ha, which corresponds to an estimated total habitat loss due to wind farms nationwide of 3635 ha. Based on published estimates of nest density, this could represent habitat for ~5700 nests of all species. Assuming nearby habitats are saturated, and 2 adults displaced per nest site, effects of direct habitat loss are less than that of direct mortality. Installed wind capacity is growing rapidly, and is predicted to increase more than 10-fold over the next 10-15 years, which could lead to direct mortality of approximately 233,000 birds / year, and displacement of 57,000 pairs. Despite concerns about the impacts of biased correction factors on the accuracy of mortality estimates, these values are likely much lower than those from collisions with some other anthropogenic sources such as windows, vehicles, or towers, or habitat loss due to many other forms of development. Species composition data suggest that < 0.2% of the population of any species is currently affected by mortality or displacement from wind turbine development. Therefore, population level impacts are unlikely, provided that highly sensitive or rare habitats, as well as concentration areas for species at risk, are avoided.

Résumé

Nous avons évalué les impacts de la construction et de l’opération de parcs éoliens sur les oiseaux au Canada en considérant la mortalité attribuable tant aux collisions qu’à la perte d’habitat de nidification. Nous avons estimé la mortalité par collision à partir de données provenant de la recherche de carcasses dans 43 parcs éoliens, et avons inclus des facteurs de correction tenant compte de l’efficacité des observateurs, de la persistance des carcasses et du fait qu’elles pouvaient se trouver à l’extérieur de l’aire couverte par les recherches. En moyenne, 8,2 ± 1,4 oiseaux (IC à 95 %) ont été tués par éolienne par année dans ces parcs, quoique ce nombre a varié de 0 à 26,9 oiseaux par éolienne par année lorsque les parcs ont été pris individuellement. Fondé sur 2 955 éoliennes construites (bilan en décembre 2011 au Canada), nous estimons que 23 300 oiseaux (IC à 95 % = 20 000 à 28 300) seraient tués à la suite de collisions avec les éoliennes chaque année. Nous avons ensuite estimé la perte directe d’habitat à partir de données de 32 parcs éoliens au Canada. En moyenne, la perte d’habitat par turbine s’élevait à 1,23 ha, ce qui équivaut à 3 635 ha d’habitat perdu au profit d’éoliennes dans l’ensemble du Canada. Selon des estimations de densité de nids publiées, une quantité d’habitat de cet ordre pourrait contenir 5 700 nids, toutes espèces confondues. En présumant que les milieux voisins sont saturés et que deux adultes sont déplacés par site de nidification, les effets de la perte d’habitat directe sont moins importants que ceux qui sont attribuables à la mortalité directe. Or, la puissance éolienne installée augmente rapidement et on prévoit qu’elle se multipliera par plus de dix d’ici 10 à 15 ans, ce qui pourrait se traduire par la mortalité directe d’environ 233 000 oiseaux/année et le déplacement de 57 000 couples. Malgré les préoccupations quant aux impacts des biais des facteurs de correction sur la précision des estimations de la mortalité, ces valeurs sont vraisemblablement moins élevées que celles calculées pour les collisions avec d’autres sources anthropiques comme les fenêtres, les véhicules ou les tours, ou encore celles associées à la perte d’habitat attribuable à de nombreuses autres formes de développement. Les données sur la composition spécifique indiquent que < 0,2 % des populations, peu importe l’espèce, est en réalité touchée par la mortalité ou le déplacement occasionné par le développement éolien. Ainsi, les répercussions sur le plan des populations sont peu probables, pourvu que les milieux très sensibles ou rares, de même que les aires de concentration d’espèces en péril soient évités.

Key words

bird populations; Canada; collision mortality; correction factors; habitat loss; wind turbine

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Avian Conservation and Ecology ISSN: 1712-6568