Chronic lack of breeding by Galápagos Blue-footed Boobies and associated population decline
Absence chronique de reproduction chez le Fou à pieds bleus des Galápagos et déclin inhérent de la population

David Anchundia, Wake Forest University
Kathryn P. Huyvaert, Colorado State University
David J. Anderson, Wake Forest University

DOI: http://dx.doi.org/10.5751/ACE-00650-090106

Full Text: HTML   
Download Citation


Abstract

A survey of Blue-footed Boobies (Sula nebouxii excisa) throughout the taxon’s range in Galápagos, Ecuador found ~6400 adults, compared to a rough estimate of 20,000 in the 1960s. Few pairs bred in 2011-2013 and almost no birds in juvenile plumage were seen. Long-term data suggest that poor breeding began in 1998. Lack of recruitment over this period would mean that the current population is mostly elderly and experiencing senescent decline in performance. Anthropogenic effects such as introduced predators are unlikely to explain this decline because islands with and without such factors exhibited the same low breeding. The poor reproduction seems to be linked to diet. Previous work indicated that sardine and herring (Clupeidae) supported successful breeding, but these fish were mostly absent from the diet during this study, except in the central part of Galápagos, where most breeding attempts during this study occurred. Elsewhere in the eastern Pacific sardine abundance has decreased dramatically by natural processes in the last 15 years, as part of a well-documented and apparently natural cycle. This cyclic change in abundance provides a possible explanation for the recent demographic changes in Blue-footed Boobies in Galápagos. Whether natural or anthropogenic in origin, the implications of senescent decline in breeding ability and survival are dramatic for this genetically distinct icon of biodiversity and ecotourism.

Résumé

Un inventaire du Fou à pieds bleus (Sula nebouxii excisa) dans l’ensemble de l’aire occupée aux Galápagos, en Équateur, fait état d’~6 400 adultes, comparativement aux ~20 000 estimés grossièrement dans les années 1960. Seulement quelques couples se sont reproduits en 2011-2013 et presque aucun oiseau en plumage juvénile n’a été observé. Les données à long terme indiquent que la reproduction est mauvaise depuis 1998. Le manque de recrutement durant la période 1998-2013 laisse supposer que la population actuelle serait surtout constituée de vieux individus aux performances reproductrices déclinantes en raison du phénomène de sénescence. Les causes de source anthropique, comme les prédateurs introduits, n’expliquent vraisemblablement pas ce déclin, car toutes les îles, avec ou sans prédateurs, présentent le même faible taux de reproduction. Ce faible taux semble plutôt lié à l’alimentation. Ainsi, des études antérieures ont révélé que les sardines et les harengs (Clupeidae) constituaient la base de l’alimentation d’individus s’étant reproduits avec succès dans le passé; or, ces poissons étaient pratiquement absents de l’alimentation des fous lors de notre étude, hormis dans le centre des Galápagos où la plupart des tentatives de reproduction se sont produites. Ailleurs dans l’est du Pacifique, le nombre de sardines a diminué dramatiquement durant les quinze dernières années, selon un cycle bien documenté et apparemment naturel. Il est donc possible que ce changement cyclique de l’abondance des poissons soit responsable des changements démographiques récents observés chez le Fou à pieds bleus des Galápagos. Qu’elles soient de source naturelle ou anthropique, les répercussions du déclin des capacités de reproduction et de la survie des individus attribuables à la sénescence sont désastreuses pour cette icône de la biodiversité et de l’écotourisme génétiquement distincte.

Key words

Galápagos; population cycle; population decline; sardine-anchovy cycle; seabird conservation; Sulid
Avian Conservation and Ecology ISSN: 1712-6568