Abstract
To explore the spatial scales at which boreal forest birds respond to landscape structure and how those responses are influenced by forest harvest, we quantified the relationship between amounts of forest in the landscape at multiple spatial scales and the occurrence of 11 common boreal songbirds in western Newfoundland. The habitat type was assessed at a local scale (25 m diameter area) and amounts of forest habitat were measured at neighborhood (300 m) and landscape (2500 m) scales. We further compared how these relationships differed, depending on whether the landscape had been harvested or not, i.e., the landscape context. Landscape-scale metrics were related to occurrence for 7 of 11 species. For five of these seven, landscape context was also important. Landscape context was not important in models that did not contain a landscape-scale term. In four of five of the models including landscape context, there was an interaction of the term with either landscape or neighborhood effects, indicating that, not only was there an effect of forest harvest at the broad scale, but that effect altered the response of the species to other metrics. For the majority of species, overall occurrence tended to be higher in natural than in harvested landscapes, especially at higher levels of forest cover. Interestingly, for some species, occurrence was relatively similar across levels of forest cover within harvested, but not natural, landscapes. The results suggest some scale-invariance in species’ responses to landscape structure, and that some species respond to landscape structure at scales that are broader than those implied by our current knowledge of territorial or dispersal distances. Collectively, the results also suggest that forest management needs to consider not only how local-scale processes might be influenced by local-scale changes in amounts of forest, but also how the broader scale context might interact with those local-scale changes to produce counter-intuitive results. The complex nature of some of the relationships we observed suggests that generalized management policy for forests and songbirds will be elusive.
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Résumé
Afin d’étudier les échelles spatiales associées à la réponse des oiseaux de la forêt boréale à la structure du paysage et l'influence de l’exploitation forestière sur ces réponses, nous avons quantifié la relation entre le couvert forestier à plusieurs échelles spatiales et la fréquence d'occurrence de 11 espèces communes d’oiseaux chanteurs de l’ouest de Terre-Neuve. Le type d’habitat a été caractérisé à l’échelle locale (rayon de 12,5 m) et les superficies d’habitat forestier ont été mesurées à l’échelle du voisinage (r=150 m) et du paysage (r=1250 m). De plus, nous avons déterminé si ces relations variaient selon que le paysage avait subi la coupe ou non, c.-à-d. en fonction du contexte du paysage. Les paramètres du paysage étaient reliés à la fréquence de 7 des 11 espèces. Pour cinq de ces sept espèces, le contexte du paysage était aussi important. Le contexte du paysage n'était pas important dans les modèles qui ne comprenaient pas de terme mesuré à l’échelle du paysage. Dans quatre des cinq modèles incluant le contexte du paysage, il y avait une interaction avec le paysage ou le voisinage, ce qui indique qu'il y avait non seulement un effet à grande échelle de l’exploitation forestière, mais aussi que cet effet modifiait la réponse des espèces aux autres paramètres. Pour la majorité des espèces, la fréquence tendait à être plus élevée dans les paysages naturels que dans les paysages sous exploitation forestière, particulièrement lorsque le couvert forestier était relativement élevé. Fait intéressant, pour certaines espèces, la fréquence était relativement semblable à tous les niveaux de couvert forestier des paysages sous exploitation, mais non dans les paysages naturels. Les résultats suggèrent que la réponse de certaines espèces à la structure du paysage est indépendante de l'échelle, et que certaines espèces répondent à la structure du paysage à des échelles plus vastes que celles suggérées par nos connaissances actuelles sur la dimension des territoires et la dispersion. Dans leur ensemble, les résultats suggèrent aussi que l’aménagement forestier devrait non seulement considérer la façon dont les processus à l’échelle locale peuvent être influencés par des changements de la quantité de forêt à cette même échelle, mais aussi comment le contexte à une échelle plus vaste pourrait interagir avec les changements locaux pour produire des résultats surprenants. La nature complexe de certaines des relations observées suggère que la généralisation de règles d'aménagement des forêts et de leur avifaune demeure peu probable.
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Key words boreal; conservation; distribution; generalized linear mixed-effects models; landscape context; songbirds
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