Narrowness of habitat selection in woodland and grassland birds
Spécificité de la sélection d'habitat par les oiseaux forestiers et de prairies

Mary Ann Cunningham, Department of Earth Science and Geography, Vassar College, Poughkeepsie, New York, USA
Douglas H. Johnson, Department of Fisheries, Wildlife, and Conservation Biology, University of Minnesota, St. Paul, Minnesota, USA

DOI: http://dx.doi.org/10.5751/ACE-01372-140114

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Abstract

Conservationists have long been concerned about population declines among both woodland and grassland birds, especially those that require extensive areas of a preferred habitat type and avoid mixed habitats. Of the two groups, grassland species have declined even more rapidly than woodland species. We examined whether requirements for uninterrupted habitat could contribute to the greater population declines among grassland birds. To do this, we plotted frequency of occurrence in relation to tree cover in the landscape to evaluate narrowness of range in habitat selection, or stenotopicity, for woodland and grassland species. We created plots at three scales of 200 m, 400 m, and 1200 m around bird observations. At all scales, the most stenotopic woodland species had thresholds of occurrence of 10–30% tree cover. In contrast, most grassland species had thresholds of 80–90% grassland. Favored ranges of grassland species were also narrower than those of woodland species. Grassland species thus are dramatically more stenotopic than woodland species. Although habitat loss is a serious consideration for both groups, grassland birds face a double vulnerability, with high sensitivity to habitat extent as well as extreme habitat loss. This study highlights the importance of increasing systematic strategies to conserve grassland habitat at the regional scale.

Résumé

Depuis longtemps, les conservationnistes sont préoccupés par les diminutions de populations d'oiseaux forestiers et de prairies, particulièrement ceux qui recherchent de vastes étendues de leur type d'habitat préféré et évitent les milieux mixtes. Parmi ces deux groupes, les espèces de prairies ont diminué encore plus rapidement que les espèces forestières. Nous avons examiné si le besoin d'un habitat homogène pouvait contribuer aux baisses plus prononcées des oiseaux de prairies. À cette fin, nous avons mis en relation la fréquence d'observation et le couvert forestier dans le paysage pour évaluer la spécificité de la sélection d'habitat, soit la sténotopicité, des espèces forestières et de prairies. Nous avons défini des zones de 200 m, 400 m et 1200 m autour des observations d'oiseaux. À chaque échelle, les espèces forestières les plus sténotopiques avaient des seuils de présence à 10-30 % de couvert forestier, alors que la plupart des espèces de prairies avaient des seuils à 80-90 % de prairies. Les fourchettes favorites des espèces de prairies étaient aussi plus étroites que celles des espèces forestières. Les espèces de prairies sont donc carrément plus sténotopiques que les espèces forestières. Bien que la perte d'habitat soit une préoccupation importante pour les deux groupes d'espèces, les oiseaux de prairies sont doublement vulnérables, car ils sont sensibles à l'étendue d'habitat et font face à une perte considérable d'habitat. Notre étude souligne l'importance de favoriser les stratégies ciblant la conservation systématique de prairies à l'échelle régionale.

Key words

area sensitivity; grassland birds; habitat fragmentation; loess; stenotopicity; woodland birds

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Avian Conservation and Ecology ISSN: 1712-6568