Gray-cheeked Thrush (Catharus minimus minimus) distribution and habitat use in a montane forest landscape of western Newfoundland, Canada
Répartition et utilisation de l'habitat chez la Grive à joues grises (Catharus minimus minimus) dans un paysage forestier en altitude dans l'ouest de Terre-Neuve, Canada

Darroch M Whitaker, Parks Canada
Philip D. Taylor, Acadia University
Ian G. Warkentin, Memorial University of Newfoundland

DOI: http://dx.doi.org/10.5751/ACE-00778-100204

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Abstract

Once abundant, the Newfoundland Gray-cheeked Thrush (Catharus minimus minimus) has declined by as much as 95% since 1975. Underlying cause(s) of this population collapse are not known, although hypotheses include loss of winter habitat and the introduction of red squirrels (Tamiasciurus hudsonicus) to Newfoundland. Uncertainties regarding habitat needs are also extensive, and these knowledge gaps are an impediment to conservation. We investigated neighborhood (i.e., within 115 m [4.1 ha]) and landscape scale (i.e., within 1250 m [490.8 ha]) habitat associations of Gray-cheeked Thrush in a 200-km² study area in the Long Range Mountains of western Newfoundland, where elevations range from 300-600 m and landcover was a matrix of old growth fir forest, 6- to 8-year-old clearcuts, coniferous scrub, bogs, and barrens. Thrushes were restricted to elevations above ~375 m, and occurrence was strongly positively related to elevation. Occurrence was also positively related to cover of tall scrub forest at the neighborhood scale, and at the landscape scale showed curvilinear relations with the proportion of both tall scrub and old growth forest that peaked with intermediate amounts of cover. Occurrence of thrushes was also highest when clearcuts made up 60%-70% of neighborhood landcover, but was negatively related to cover of clearcuts in the broader landscape. Finally, occurrence was highest in areas having 50% cover of partially harvested forest (strip cuts or row cuts) at the neighborhood scale, but because this treatment was limited to one small portion of the study area, this finding may be spurious. Taken together, our results suggest selection for mixed habitats and sensitivity to both neighborhood and landscape-scale habitat. More research is needed on responses of thrushes to forestry, including use of older clearcuts, partially harvested stands, and precommercially thinned clearcuts. Finally, restriction of thrushes to higher elevations is consistent with the hypothesis that they have been impacted by squirrels, because squirrels were rare or absent at these elevations.

Résumé

Autrefois abondante, la Grive à joues grises de Terre-Neuve (Catharus minimus minimus) a diminué de 95 % depuis 1975. La ou les causes sous-jacentes à l'effondrement de cette population sont inconnues, bien que les pertes d'habitat sur les aires d'hivernage et l'introduction de l'écureuil roux (Tamiasciurus hudsonicus) sur l'île de Terre-Neuve fassent partie des hypothèses avancées. Les incertitudes quant aux besoins en matière d'habitat sont également considérables et représentent des obstacles pour la conservation. Nous avons examiné les associations de la grive avec l'habitat à l'échelle locale (c.-à-d. à l'intérieur de 115 m [4,1 ha]) et à celle du paysage (c.-à-d. à l'intérieur de 1 250 m [490,8 ha]) sur une aire d'étude de 200 km² située dans les monts Long Range dans l'ouest de Terre-Neuve, où l'altitude varie de 300 à 600 m et le couvert forestier est constitué d'une matrice de vieilles forêts de sapins, de coupes totales âgées de 6 à 8 ans, d'arbustes conifériens, de tourbières ombrotrophes et de landes. Les grives étaient restreintes aux altitudes au-dessus de ~375 m et leur occurrence était fortement associée positivement avec l'altitude. Leur occurrence était aussi positivement associée aux peuplements de grands arbustes à l'échelle locale; à l'échelle du paysage, l'occurrence montrait des relations curvilignes avec la proportion de grands arbustes et de vieilles forêts et culminait en présence de valeurs intermédiaires de ces deux types forestiers. L'occurrence des grives était aussi maximale lorsque les coupes totales comptaient pour 60 à 70 % de la couverture terrestre locale, mais était négativement associée aux parterres de coupes totales à l'échelle du paysage. Enfin, l'occurrence était le plus élevée dans les endroits qui comportaient 50 % de couvert forestier partiellement récolté (coupes par bande ou par rangée) à l'échelle locale, mais étant donné que ce traitement était limité à une seule petite partie de l'aire d'étude, ce résultat pourrait se révéler faux. Pris dans leur ensemble, nos résultats semblent indiquer que les grives sélectionnent des milieux mixtes et montrent une sensibilité à l'habitat tant à l'échelle locale qu'à celle du paysage. De plus amples recherches sont nécessaires pour comprendre comment les grives réagissent face à l'aménagement forestier, y compris l'occupation des vieilles coupes totales, des peuplements partiellement récoltés et des coupes d'éclaircies précommerciales. En conclusion, le fait que les grives soient restreintes à des altitudes plus élevées est en accord avec l'hypothèse voulant qu'elles aient été affectées par la compétition avec les écureuils, parce que les écureuils étaient rares, voire absents, à ces altitudes.

Key words

balsam fir; Catharus minimus; clearcut; elevation; forestry; Gray-cheeked Thrush; habitat; landscape; Newfoundland; old growth; red squirrel

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Avian Conservation and Ecology ISSN: 1712-6568